Le ciel des Nuits
En première partie de soirée, observez dans les lueurs du couchant vers l’horizon sud-ouest, le premier quartier de Lune. Une phase idéale pour observer aux jumelles les cratères, les montagnes et « mers ». Le crépuscule installé, vers 22h, la promenade céleste se poursuit avec l’observation de la planète Saturne, célèbre pour sa ceinture d’anneaux et le repérage avec notre carte du ciel des étoiles les plus brillantes du ciel : Arcturus, Antarès, Véga. La nuit tombée, vers 23h, peut débuter une ballade à travers les constellations estivales, des trois belles d’été en passant par la Voie Lactée, le Sagittaire, le Scorpion… C’est aussi à cette heure de la nuit que l’on peut commencer à observer les premières étoiles filantes. Les plus courageux pourront tenter au télescope de « capturer » la comète Garradd, actuellement de magnitude 8, dans les environs de la constellation de Pégase.
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Les larmes de Saint-Laurent
Du 17 juillet au 24 août la Terre croisera, comme chaque été, la trajectoire d’un essaim de poussières échappées de la comète Swift-Tuttle.
L’activité, c’est-à-dire le nombre d’étoiles filantes auquel l’essaim donne lieu, est variable selon les années. En cette période ordinaire, on signale 110 météores à l’heure le soir du maximum.
Lorsqu’elles entrent dans l’atmosphère terrestre, ces poussières sont visibles sous forme de traînées lumineuses très brillantes : ce sont les étoiles filantes, appelées « météores » par les astronomes. Petits objets solides, cailloux rocheux ou poussières minuscules, les météores voyagent parfois en essaims, espacés, entre eux, de quelques dizaines à quelques centaines de kilomètres. Ils déboulent à une vitesse de l’ordre de 210 000 km à l’heure dans l’atmosphère terrestre et se consument alors. En pénétrant dans l’atmosphère, leur température s’élève à 2000°C, produisant les traînées lumineuses, les micrométéorites, que l’on peut admirer à l’œil nu. Les Perséides s’illuminent vers 115 km d’altitude pour s’éteindre vers 90 km en moyenne.
La mort de Saint Laurent recoupant leur venue, le 10 août 258, on les connaît aussi sous une expression romantique, « Les larmes de Saint-Laurent ».
Comment observer les Perséides ?
Un transat et vos yeux suffisent… L’observation des étoiles filantes ne requiert pas d’autre instrument, jumelles et télescopes sont inutiles. Seul l’œil offre une vision « grand angle » qui restituera l’ampleur du phénomène. Choisissez un endroit dégagé, à l’écart des fortes lumières des zones urbaines.
Crédit photo : A. Fujii/Ciel & Espace