Il est des rendez-vous qu'on ne devrait manquer sous aucun prétexte. Parmi ceux-ci, les Nuits des étoiles, qui préparent leur XIXe édition pour les 24, 25, et 26 juillet prochain.
C’est en juillet, Année Mondiale oblige, que se déroulera la dix-neuvième édition des Nuits des étoiles afin de célébrer les premières observations de la Lune par Galilée et la conquête de sa surface plus de trois siècle après par l’équipe d’Apollo XI.
Depuis 1991, cette grande fête populaire propose à plus de 100 000 curieux du ciel de découvrir la voûte céleste et ses merveilles.
Les 24, 25 et 26 juillet 2009, les sites Nuits des étoiles vous accueillent partout en France et dans plusieurs pays d’Europe et d’Afrique. L’astronomie est une source d’épanouissement trop grande pour être laissée aux mains des seuls astronomes. Les organisateurs s’attachent donc à renouveler chaque année une manifestation gratuite, ouverte à tous dans l’esprit d’un partage des connaissances et d’une découverte ludique du ciel, territoire d’exploration à l’ampleur souvent méconnu.
Lors de cette grande fête populaire, des astronomes amateurs vous montreront la voûte céleste, des passionnés vous raconteront la vie mouvementée de l’Univers. Chaque site d’accueil compose son propre programme d’animations.

Il y a quatre cents ans, Galilée
En 1609 pour la première fois, l'homme regardait l'univers avec un instrument.
Une innovation qui va bouleverser le monde.
Galilée n'a pas inventé la lunette, mais il a tant perfectionné ce qui n'était jusque-là qu'un jouet, qu'il en a fait un instrument d'optique au même titre que le microscope inventé au siècle précédent. Avec cet instrument, il va montrer au Doge de Venise les navires au loin sur la mer, mais surtout il va découvrir des choses insoupçonnées sur la voûte étoilée.
Le mérite du savant italien est donc double : habile opticien, il taille des lentilles qui pour l'époque, sont d'une qualité exceptionnelle, mais en levant la lunette vers le ciel, il a le premier l'intuition qu'il s'y trouve quelque-chose de neuf à découvrir.
Ce dernier mérite n'est pas mince : en effet, au temps de Galilée, le « monde » des astres est considéré parfait et immuable ; rien ne s'y produit jamais de nouveau, et l'on sait déjà tout ce qu'il faut savoir à son sujet. Ce qui pousse certains hommes – astrologues, astronomes, ces deux professions étant encore pratiquement confondues – à observer les étoiles, n'est pas la curiosité et l'attrait de mystères à percer, mais le simple souhait de prévoir les mouvements des planètes. Bref, l'astronomie moderne n'est pas née.
Elle naît en 1609 avec Galilée. En quelques semaines, le savant italien, lequel est mathématicien et physicien, mais non astronome au sens où on l'entend à l'époque, va découvrir avec un émerveillement teinté du sentiment indescriptible d'être le premier à les voir, les cratères de la Lune, les taches du Soleil, les étoiles innombrables qui peuplent la Voie Lactée, les phases de Venus qui confirment de façon claire que cette planète tourne autour du Soleil et non autour de la Terre…
Galilée connaît parfaitement le modèle « héliocentrique » de Copernic qui contredit la description officielle du Monde, laquelle met la Terre au centre. Il sait aussi que ce modèle copernicien est abstrait, et que son auteur, prudent, ne l'a proposé qu'à titre anecdotique et qu'il ne prétendait pas décrire la réalité. Galilée est pourtant convaincu que ce modèle est le bon et que la Terre tourne avec les autres planètes autour du Soleil... Avec la lunette il va pouvoir le prouver à la face du monde.
Les taches du Soleil sont déjà un coup de tonnerre dans le ciel bleu puisqu'elles sont transitoires et qu'elles démontrent l'imperfection des objets célestes. Mais l'observation la plus importante aura lieu en janvier 1610, la planète Jupiter devenant alors parfaitement observable. Galilée découvre quatre objets proches de la cinquième planète, et ces objets orbitent incontestablement autour d'elle ; il les suit plusieurs nuits durant. Or, puisque le dogme dit que tous les objets célestes sans exception doivent tourner autour de la Terre, le fait d'en trouver un seul qui ne le fasse pas rend le dogme définitivement faux. En voici non un, mais quatre.
Le principal mérite scientifique de Galilée est certainement d'avoir fondé la physique moderne, mais ses observations de 1609-1610 marquent à tout jamais pour l'histoire des sciences, mais aussi pour l'histoire de l'Homme, un moment clé, un jalon ; pour cette raison, ce sont elles que la mémoire universelle retiendra.
Joël Le Bras
On a marché sur la Lune
Le 25 mai 1961, le Président des Etats-Unis John Kennedy lançait l’incroyable défi d’envoyer un Américain sur la Lune et de le ramener sur Terre sain et sauf avant 1970, soit en 8 ans et demi. C'était la réponse aux grandes premières réalisées par l'Union soviétique dans l'espace depuis 1957 : premier satellite artificiel (Spoutnik 1, 4 octobre 1957), premier être vivant (la chienne Laïka, 3 novembre 1957), premier homme autour de la Terre (Iouri Gagarine, 12 avril 1961)…
Le programme Apollo, impressionnant de gigantisme demanda un effort de tout le pays et employa plus de 600 000 personnes. Son fer de lance était la fusée Saturn 5, haute de 111 mètres et pesant 2 800 tonnes au décollage. La réussite fut éclatante, malgré un accident dramatique en janvier 1967 (la mort d’un équipage dans l’incendie de la capsule Apollo 1 au cours d’une simulation) et une mission avortée en avril 1970 (la célèbre mission Apollo 13).
C'est un petit pas pour un homme, un bond de géant pour l'humanité
That's one small step for a man, one giant leap for mankind
Dans la nuit du 20 au 21 juillet 1969, deux astronautes américains âgés de 39 ans, Neil Armstrong et Edwin Aldrin (dit Buzz), furent les premiers à fouler le sol sélène durant un peu plus de 2h30, devant 600 millions de téléspectateurs à travers le monde. Cinq autres débarquements humains suivirent jusqu'en décembre 1972, permettant à 12 Américains au total de séjourner 12 jours 11 heures et 40 minutes sur notre satellite naturel et de collecter 380 kg d’échantillons du sol. Aucun autre Terrien ne s’est rendu sur l’astre des nuits depuis. Les Soviétiques avoueront à la fin des années 80 avoir tenté de se lancer dans la course et essuyé de cuisants échecs, en particulier dans la mise au point de leur fusée lunaire, la N1.
Aujourd'hui, alors que le monde entier s'apprête à célébrer les 40 ans de la mission Apollo 11, les Etats-Unis affichent la volonté de retourner sur la Lune d'ici 2020, dans le cadre du programme Constellation. Les premiers essais en vol de la fusée Ares I doivent intervenir à la fin de l'été.
La mission Apollo 11 en bref
Equipage : Neil Armstrong (commandant), Edwin Aldrin (pilote du module lunaire) et Michael Collins (pilote du module de commande, resté sur orbite lunaire pendant le débarquement)
Lancement le 16 juillet 1969 depuis la Floride (13h32, Temps Universel)
Arrivée sur la Lune le 20 juillet (20h17, Temps Universel), soit 75h50 plus tard
Site d'atterrissage : mer de la Tranquillité
Unique marche lunaire de 2h31 (débutée le 21 juillet à 2h56, Temps Universel)
21,7 kg d'échantillons de sol lunaire récoltés et 250 m parcourus
Retour vers la Terre le 21 juillet (17h54, Temps Universel) après un séjour de 21h36
Amerrissage dans l'océan Pacifique le 24 juillet (16h50, Temps Universel)
Durée totale de la mission : 195 heures et 18 minutes
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Pierre François Mouriaux.
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